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Sébastien VAUMORONSébastien VAUMORON

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NOUVEAUTÉ

Rentrée 2017-2018

 

Habiletés sociales

Groupe enfant, groupe adolescent, et groupe adulte Asperger

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Groupe enfant TDA/H

 

 

P I F A M

Programme québecois d'amélioration des apprentissages scolaires

(description ici)

 

 

France Bleu Maine

24/12/2013 Les experts : l'addiction aux écrans.

29/11/2013 Les experts : la précocité intellectuelle. Réécouter ici

Sébastien VAUMORON

Thérapies enfant, adolescent, adulte.

Bilans neuropsychologiques : WPPSI 4, WISC 5, WAIS 4, NEPSY 2, ADOS 2

Prise de rdv enfant adolescent au Mans et à Angers

Prise de rdv adulte au Mans et à Angers

L’appellation « trouble du déficit de l’attention » laisse penser qu’une personne TDA/H manque obligatoirement d’attention puisque l’on parle de trouble du « déficit » de l’attention. Or, c’est beaucoup plus complexe que cela. Car, en effet, pour être normalement concentré, il faut avoir à la fois un niveau d’attention dans la norme de sa tranche d’âge, mais il faut aussi avoir une capacité de résistance aux distractions internes (associations d’idées, ressentis corporels etc.) et externes (bruit/bavardage, mouvement dans le champ visuel etc.), plus une bonne régulation attentionnelle pour mettre la quantité d’attention (auditive, visuelle etc.) nécessaire à la difficulté rencontrée. Ainsi, trois profils se dégagent dans le TDA/H :

  1. Celui qui a effectivement un déficit d’attention, c’est-à-dire que le niveau d’attention mesuré, quelle que soit la modalité (simple tâche, double tâche, avec inhibition ou pas, auditive ou visuelle etc.) est déficitaire par rapport à la norme de sa tranche d’âge. Il y a alors un déficit d’attention qui amène des difficultés de concentration.
  2. Celui qui n’a pas de déficit d’attention, c’est-à-dire que le niveau d’attention mesuré, quelle que soit la modalité (simple tâche, double tâche, avec inhibition ou pas etc.), est dans la norme de sa tranche d’âge, voire supérieur à la moyenne de sa tranche d'âge. A ce propos, il faut souligner qu'aucun bilan attentionnel n'est écologique, c'est-à-dire qu'aucun bilan attentionnel ne teste un enfant dans une situation semblable à celle d'une classe avec 25 autres élèves autour de lui pendant un cours... Les tests sont est passés dans un cabinet, dans une relation à deux (qui est plutôt très favorable pour mobiliser l'attention d'un TDA/H), avec peu/pas de distractions dans l'environnement, et sur des tâches d'écoute ou de lecture dont les sources de distractions ont été réduites au maximum pour mesurer que la tâche d'attention. Dans ce cas, il n'y a pas de déficit de capacité d'attention, mais de résistance aux distractions internes et externes qui, elles, sont très réduites dans le cabinet du praticien, mais pas dans la classe...
  3. Et il y a celui qui a une dysrégulation attentionnelle, c’est-à-dire que sur tâche simple, il obtient des scores déficitaires, et son niveau attentionnel augmente à mesure que la tâche se complexifie, pouvant par exemple partir d’un score très déficitaire sur une tâche de lecture simple, augmenter sur une tâche de lecture avec inhibition, et être au-dessus de la norme sur une lecture en double tâche avec une tâche d'inhibition. Or, qui peut le plus (lecture en double tâche avec inhibition) peut le moins (lecture simple), sauf si cette personne a un trouble de la régulation de l’attention. Dans les apprentissages scolaires, cela donne le profil d’un élève qui va échouer sur des exercices simples et réussir sur des exercices complexes. Et si cet enfant a un Haut Potentiel Intellectuel, on dira à tort qu’il se trompe parce que cela ne l’intéresse pas, et qu’il ne fait attention que quand cela l’intéresse, parce qu'il est "précoce"... Or, cet élève n’a aucun intérêt à échouer sur des tâches simples et réussir sur des tâches complexes, ce qui amène généralement une mauvaise estime de soi et un manque de confiance en soi, son entourage pouvant aller jusqu’à lui dire qu'il faut être bien bête pour se tromper sur quelque chose d'aussi facile, surtout quand on réussit cette autre chose plus difficile... Cette psychologisation de la dysrégulation attentionnelle déplace la difficulté cognitive sur le terrain du psychologique, voire qui ferme les yeux sur cette difficulté sous prétexte que l'enfant est "précoce", sachant que, dans le domaine de la culpabilisation psychologique ("tu ne fais pas (ne veux pas faire) attention"), tout peut se retourner dans tous les sens, sans pour autant être démontrable. On peut faire feu de tout bois dans le domaine de l'interprétation psychologique, parfois à l’aide d’Œdipe qui n'a pourtant rien à faire dans les parages...