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France Bleu Maine

24/12/2013 Les experts : l'addiction aux écrans.

29/11/2013 Les experts : la précocité intellectuelle. Réécouter ici

Sébastien VAUMORON

Thérapies enfant, adolescent, adulte.

Bilans neuropsychologiques : WPPSI 4, WISC 5, WAIS 4, NEPSY 2, ADOS 2

Prise de rdv enfant adolescent au Mans et à Angers

Prise de rdv adulte au Mans et à Angers

Trouble du Déficit de l'Attention

(avec ou sans hyperactivité, mixte ou dominante)

 

LE DIAGNOSTIC

Pris isolément, les symptômes du TDA/H ne sont pas spécifique au TDA/H.  Souvent, on repère vers les 7-8 ans les difficultés attentionnelles et des fonctions exécutives de l'enfant du fait d'une difficulté d'apprentissage et d'adaptation aux contraintes scolaires liées en partie au "devenir élève". Seulement, la forte comorbidité du TDA/H (trouble anxieux, trouble des apprentissages, trouble d'opposition, trouble dépressif, TICs), ainsi que le Haut Potentiel Intellectuel ("précocité intellectuelle") peuvent masquer le TDA/H, donnant une expression clinique de difficultés psychologiques de l'enfant, ou de difficultés éducatives des parents, alors qu'il s'agit d'un TDA/H avec une forte comorbidité qui le masque. Néanmoins, il ne suffit pas que l’enfant soit inattentif et agité pour présenter un TDA/H. S’il s’agit bien d'un trouble neurodéveloppemental, on doit alors pouvoir mesurer objectivement des atteintes dans l’attention et les fonctions exécutives dans plusieurs domaines de la vie de la personne (scolarité/travail, vie personnelle/familiale etc.), mais également dans son fonctionnement cognitif que l'on mesure avec le test de QI.

Il existe depuis fin 2012 un bilan neuropsychologique (NEPSY 2) avec une batterie d’épreuves spécifiquement élaborées pour mesurer les atteintes de l’attention auditive et visuelle, ainsi que des fonctions exécutives : flexibilité cognitive, planification des tâches, inhibition/impulsivité, adaptation au changement, prise d'initiative etc. pour les enfants et adolescents TDA/H. Cette batterie d'épreuves neuropsychologiques a été administrée à un groupe d'enfants déjà diagnostiqués TDA/H et à un autre groupe d'enfants "contrôle" non TDA/H, afin de voir les différences. Le praticien dispose des moyennes des deux groupes (groupe TDA/H vs groupe contrôle) pour chaque épreuve, ce qui permet de situé l'enfant testé. A cela s’ajoute le bilan psychométrique avec le test de QI qui mesure, entre autres, la mémoire de travail et la vitesse de traitement de l’information, lesquelles sont généralement déficitaires dans le TDA/H, mais aussi de nombreuses fonctions exécutives observables dans le test de QI.

Dans le TDA/H, certaines de ces fonctions, voire toutes, sont déficitaires lors des bilans neuropsychologiques (QI plus NEPSY 2 "attention et fonctions exécutives"). Par contre, si elles ne sont pas déficitaires aux bilans, et qu'on relève des difficultés de concentration et/ou comportementales, il faut faire d'autres hypothèses, dont des difficultés psychologiques ou éducatives. Mais, encore faut-il faire un diagnostic différentiel incluant les bilans neuropsychologiques (QI + NEPSY 2) en plus de l'évaluation psychologique (anamnèse)...

Bien que cela soit assez rare, l’expérience montre que des enfants présentant des symptômes évoquant un TDA/H, amenés en consultation pour faire ces bilans neuropsychologiques en préparation à une consultation avec un médecin pédopsychiatre ou neuropédiatre spécialisé sur le TDA/H, n'ont pas de déficit attentionnel et des fonctions exécutives.

En revanche, on découvre souvent un TDA/H chez des enfants/adolescents pour qui les symptômes de déficit attentionnel, des fonctions exécutives  et d’agitation, mais aussi d'anxiété, de difficulté d'apprentissage, d'opposition, voire de dépression, sont attribués à des facteurs exclusivement psychologiques. Or, une fois la passation des bilans neuropsychologiques (QI + NEPSY 2) réalisée, on constate que ces symptômes s'inscrivent dans un TDA/H avec sa comorbidité.

 

Ainsi, il ne faut pas se fier aux apparences. Les symptômes relevés durant l'anamnèse doivent être vérifiés par les bilans neuropsychologiques quand ils évoquent le tableau clinique du TDA/H, afin de ne pas confondre desun trouble neurologique à conséquences psychologiques, et des difficultés psychologiques et/ou éducatives. Bien entendu, ceci n'exclut pas qu'il y ait aussi des éléments psychologiques à travailler chez un enfant TDA/H. Mais faire avec les symptômes du TDA/H et/ou de sa comorbidité un diagnostic purement psychologique, sans bilans neuropsychologiques, c'est faire un diagnostic borgne avec le risque de proposer une aide thérapeutique inadaptée, donc inefficace.